Journée « Philosophie féministe » — REPORTÉE SINE DIEM
Rouen
Journée « Philosophie féministe » — REPORTÉE SINE DIEM
Rouen
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Descriptif : Il s’agit d’une formation philosophico-technique. À moins que ce ne soit une formation technico-philosophique. L’idée est simple : il est impossible de séparer la formation technique et la réflexion philosophique. Apprendre à utiliser un logiciel ou une application est une invitation à réfléchir sur ce que c’est qu’un outil numérique.
Pour ce faire, nous consacrerons la matinée à une formation sur le nouvel ENT qui sera déployé à la rentrée prochaine. Il s’agira de comprendre le fonctionnement pratique de certaines des applications disponibles sur ce nouvel espace et d’échanger sur la manière de les intégrer dans nos classes.
L’après-midi, nous orienterons la réflexion sur le fonctionnement du réseau internet. D’abord, pour cerner les liens fondamentaux entre le réseau internet et « la libre communication des pensées et des opinions » (DDHC art.11), puis pour comprendre les mécanismes contradictoires de centralisation et de décentralisation à l’œuvre dans le réseau mondial actuellement : nous aurons le plaisir d’écouter Hervé le Crosnier sur cette dernière question.
(Voir le compte rendu ici)
Descriptif : « C’est […] à bon droit que la philosophie est appelée science de la vérité. » (Aristote, Métaphysique, Livre II, 993b) Ce « bon droit » était, à l’époque d’Aristote, celui du combat triomphant contre la sophistique et ses effets pernicieux : la dissolution rhétorique et doxastique des valeurs traditionnelles, dont la mythique Alètheia. La vérité dont le Philosophe se réclame est une valeur laïque et démocratique. Ayant perdu au fil des combats son aura sacrée, elle tire désormais son autorité de la rationalité des procédures qui l’établissent.
Le préalable de toute science est de déterminer précisément son objet et de s’adapter aux spécificités de celui-ci. Or, comme l’être, avec lequel on est souvent tenté de la confondre, la vérité se dit de multiples façons : vérité-réalité (veritas rei), vérité-pensée (veritas intellectus), vérité-authenticité, vérité-véracité, etc. Faut-il poser l’une de ces conceptions comme la plus fondamentale ? Y a-t-il une vérité sur la vérité ? Est-il raisonnable d’appeler la philosophie une "science de la vérité" ?
L’objectif de cette journée de formation est de décliner les principaux sens de la notion de vérité en rapport avec les grands domaines de la philosophie (métaphysique, épistémologie, ontologie, politique et morale, esthétique). Il s’agira de se demander en quel sens la vérité est centrale dans ces différents domaines, si elle est encore une notion centrale.
(Voir le compte rendu ici)
Descriptif : L’idée même d’une philosophie féministe interroge : pourquoi une telle philosophie existe-t-elle ? A quoi correspond-elle ? Quel est son contenu ? Si la réflexion féministe s’est emparée de la philosophie comme objet d’étude c’est que, dans ce domaine comme dans bien d’autres (la littérature, l’histoire, les sciences, etc.), les femmes pâtissent d’un défaut de visibilité. Il y a un male gaze en philosophie, comme il y en a dans les productions cinématographiques, par exemple. Comment ce haut lieu de la pensée dont le fer de lance est le combat contre les préjugés a-t-il pu élaborer, entretenir et conforter l’idée selon laquelle les femmes étaient inaptes à philosopher ? Qu’est-ce que cela nous apprend sur la philosophie et sur notre désir de philosopher autrement ? Plonger dans le champ complexe et prolifique de la philosophie féministe, c’est prendre conscience de la richesse de ses productions depuis plusieurs dizaines d’années ; c’est voir le chemin parcouru et celui qui reste à parcourir ; c’est, comme pour le mouvement féministe lui-même, dresser un constat, celui de la domination masculine, et engager une lutte, celle pour l’égalité des hommes et des femmes dans le partage des tâches théoriques.
On pourra réfléchir à la façon de traiter certaines notions du programme de philosophie (la nature, la justice, la raison, la science) en adoptant une position féministe, c’est-à-dire en proposant une lecture critique d’un certain nombre de textes majeurs de l’histoire des idées. On pourra aussi réfléchir à ce qu’est une femme, question dont la réponse, loin d’être évidente, nous engage déjà sur les chemins de la philosophie. On pourra encore s’emparer de la question de l’épistémologie féministe en dévoilant l’importance du biais masculin dans les sciences. Enfin, il sera intéressant de s’arrêter sur le rapport entre féminisme et multiculturalisme, en clarifiant des notions comme celles d’universalisme et d’intersectionnalité, par exemple. Ces différentes pistes n’épuiseront pas le champ d’investigation propre à la philosophie féministe, mais elles auront au moins le mérite de commencer à en dresser la carte.
Descriptif : Il s’agit d’une formation philosophico-technique. À moins que ce ne soit une formation technico-philosophique. L’idée est simple : il est impossible de séparer la formation technique et la réflexion philosophique. Apprendre à utiliser un logiciel ou une application est une invitation à réfléchir sur ce que c’est qu’un outil numérique.
La matinée sera consacrée aux différents logiciels de gestion de pdfs : Comment convertir à peu près n’importe quoi en pdf ? comment compresser un pdf pour obtenir une taille raisonnable ? Réorienter, concaténer, mettre dans l’ordre les pages d’un pdf ? (Faire le l’ocr pour les plus avancés ?) Comment annoter des pdf, c’est-à-dire corriger des copies numériques ? Y a-t-il des avantages à une correction numérique ? Exercice pratique : je donne 5 photos (ou pire des prises d’écran de smartphone) prises n’importe comment d’une copie d’élève, et on la transforme en un pdf unique lisible. L’idée étant de ne plus accepter ce genre de copies, et donc d’apprendre aux élèves à faire ce genre de manipulations.
L’après-midi sera consacrée à la philosophie des logiciels libres. Il s’agira de comprendre ce qu’ils sont et en quoi il s’agit de philosophie. Nous aurons le plaisir d’entendre Véronique Bonnet qui est professeure de philosophie en classe préparatoire en région parisienne et présidente de l’April.
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Descriptif : L’objectif est d’apporter aux des éléments pour entrer dans la philosophie arabe et pouvoir l’aborder en cours de terminale La matinée serait consacré à un auteur majeur, Avicenne, désormais inscrit au programme et l’après-midi à Farabi et Averroès. En complément, des ressources autour d’Avicenne pourraient venir alimenter le site internet. Avec la participation pressentie de Jean-Baptiste Brenet, professeur de philosophie médiévale et arabe à Paris 1 et d’autres intervenants.
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Descriptif : La doctrine des « droits de l’homme et du citoyen », racine des systèmes politiques et juridiques dits constitutionnels- pluralistes est l’objet de critiques classiques dont une des plus en vogue a été énoncée par Hannah Arendt à la fin de la seconde partie des Origines du Totalitarisme. Par opposition à ce qu’elle nomme le « désastre » de la révolution française, elle entend tirer les leçons d’une révolution supposée réussie, incarnée par la « Déclaration des droits » américaine. La formule arendtienne du « droit à avoir des droits » amorce-t-elle, comme certains le soutiennent aujourd’hui, un tournant politique dans la considération des droits de l’homme ? Ne représente-t-elle pas plutôt une machine de guerre contre la notion même de droit naturel, qui se trouve au fondement de ses droits ? En explicitant le paradigme arendtien du politique et les enjeux de ce débat en termes d’universalité et des fondements de l’idée de crime contre l’humanité la journée sera une contribution l’élaboration du cours de la spécialité Humanités, Lettres et Philosophie portant sur l’humanité et ses limites.
Avec la participation d’Emmanuel Faye et d’Edith Fuchs.
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